Le taux de rémunération du Livret A sera abaissé à 1,5 % à compter du 1er février, contre 1,7 % actuellement, a annoncé jeudi le ministre français de l’Économie, Roland Lescure.
Cette décision fait suite à une proposition de la Banque de France, qui avait recommandé d’abaisser le taux de ce produit d’épargne réglementée, détenu par 57 millions de Français.
Le ministre avait indiqué plus tôt que le taux du Livret A allait « baisser légèrement » tout en restant « significativement supérieur » à l’inflation, mesurée à 0,8 % sur un an lors du dernier pointage de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), selon des propos rapportés sur France Inter, la radio publique française.
Le calcul du taux du Livret A repose sur une formule réglementaire prenant en compte, d’une part, un taux lié à la politique monétaire de la Banque centrale européenne, et d’autre part, l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025, a précisé le ministère de l’Économie.
La Banque de France a, de son côté, estimé que cette baisse s’inscrivait dans un contexte de ralentissement de l’inflation. Son gouverneur, François Villeroy de Galhau, a déclaré que « les taux du livret A pourraient baisser un peu mais devraient rester nettement supérieurs à l'inflation », dans une interview accordée à BFMTV, chaîne de télévision privée française.
Plusieurs médias français ont souligné que la baisse progressive du rendement du Livret A, qui s’élevait encore à 3 % un an plus tôt, incitait certains épargnants à se tourner vers d’autres placements.
Philippe Crevel, économiste et directeur du Cercle de l’Épargne, a indiqué que « la baisse du taux du livret A a entraîné un transfert vers l'assurance-vie », dont la rémunération moyenne se situe entre 2,6 % et 2,7 %.