Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, Jean‑Noël Barrot, a réaffirmé jeudi que Paris « ne provoque pas, depuis l’extérieur et par la force militaire, des changements de régime », dans le contexte des tensions en Iran.
Interrogé par TF1 LCI, le média d’information français, sur la légalité d’une éventuelle action contre l’ayatollah Ali Khamenei, en faisant référence à des pratiques d’extraction ou d’enlèvement similaires à celles visant Nicolas Maduro au Venezuela, le ministre a évité de répondre directement à cette question. Il a plutôt insisté sur la position de principe de la France concernant le droit international.
« Les images que vous montrez… ce sont des crimes qui ne resteront pas impunis », a dit Barrot, en jugeant que la violence observée en Iran avait profondément heurté l’opinion publique française.
Il a ajouté que la France « ne provoque pas, depuis l’extérieur et par la force militaire, des changements de régime », en réaffirmant que toute action extérieure de ce type serait contraire au droit international et à la politique étrangère française.
Le ministre a également souligné que la France croit au droit des peuples à déterminer leur avenir et que toute tentative de changement de régime imposé par la force serait non seulement illégale mais aussi dangereuse pour la stabilité internationale.
Ces déclarations interviennent alors que la crise iranienne fait l’objet d’un débat diplomatique au sein de l’Union européenne, qui a récemment classé les Gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste et étendu les sanctions contre plusieurs hauts responsables.