La ministre française de la Culture, Rachida Dati, doit être entendue lundi à 16h30 (heure locale) par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la sécurité des musées, dans le contexte de la crise qui touche le musée du Louvre depuis un cambriolage survenu le 19 octobre.
La commission, qui a déjà procédé à plusieurs dizaines d’auditions, examine la gestion de l’établissement placé sous la tutelle du ministère de la Culture.
La ministre avait refusé la démission de la présidente du Louvre, Laurence des Cars, au lendemain du vol de joyaux de la Couronne française.
Le président de la commission, Alexandre Portier, a estimé que le contrôle exercé par l’État sur le musée devait être renforcé. « Très clairement, la tutelle, le ministère de la Culture, doit reprendre la main sur la gestion de l’établissement », a-t-il déclaré, évoquant la nécessité d’« un contrôle et un pilotage forts » pour cette institution financée en partie par des fonds publics.
À la suite du cambriolage, Rachida Dati avait annoncé l’ouverture d’une enquête administrative et demandé des mesures d’urgence pour renforcer la sécurité du site.
Elle avait également promis mi-janvier des « décisions conséquentes », tandis qu’une mission de réorganisation du musée devait être confiée au haut fonctionnaire Philippe Jost. Cette mission n’a pas encore débuté.
Depuis le vol, le Louvre est confronté à plusieurs difficultés, dont des mouvements sociaux lancés par des personnels réclamant de meilleures conditions de travail, la fermeture temporaire d’une galerie en raison de fragilités structurelles et une fraude à la billetterie évaluée à plus de 10 millions d’euros.
Une opération policière menée le 10 février a conduit à la mise en examen de neuf personnes dans cette affaire.