Culture et art

Tunisie :vient de paraître ''Les maux doux'' premier roman de Hajer Abdelkafi

 Explorer les nuances de la douleur, de la résilience et de la légitimité des émotions humaines : Hajer Abdelkafi nous y fait plonger dans son roman '' Les maux doux ''.

 Dotée d’un brillant parcours scientifique, elle révèle un talon littéraire attachant pour son premier roman qui vient de paraître aux éditions Leaders. Elle nous interpelle à travers des moments forts et des sentiments partagés, au fil d’un recueil multiple et croisé.
''Est-ce qu’un mal peut être doux ? Qui a le droit de qu’allier l’intensité de ce qu’on ressent ? Est-ce parce que certaines personnes ont une meilleure capacité à encaisser les coups de la vie qu’on peut considérer que ce qui leur arrive est moins grave ? L’auteur souhaite rendre à chaque acteur de cette histoire, et si possible, de la vie de manière générale, la légitimité de ce qu’il éprouve. Agnès tombe et se relève à plusieurs reprises. Elle tente d’avancer et de progresser malgré les aléas de la vie, grâce à un environnement qu’elle s’est créé bienveillant, alors que Rémy, en dépit de sa bonne volonté de sauver son couple, reste prisonnier de son passé. Nael, un menuisier passionné, se forge grâce à son travail acharné et son imprégnation des bonnes valeurs qu’il essaye de transmettre à sa fi­lle, alors que Lily, médecin de renom, découvre sa vulnérabilité, malgré une force certaine.
 
Dans ce livre, il n’y a pas de réponses à tout, mais des possibilités, une liberté laissée au lecteur pour la réflexion et, si possible, des prises de conscience. Certains maux seront indéniablement reconnus, d’autres moins. Et si on les qu’alliait de doux, les rendrait-on plus acceptables à ses propres yeux et à ceux du monde ? La douleur est légitime à partir du moment où on la ressent, peu importe l’origine du mal. Le tout n’est-il pas de l’intégrer, pour composer avec ou, si l’on est bien courageux, de le soigner ? ''
Hajer Abdelkafi, native de 1985 est partie en France à la fin de ses études préparatoires à l’IPEST, grâce à l’obtention d’une bourse de mérite de l’Etat tunisien, pour poursuivre des études en grande école d’ingénieur.
Succombant au monde de la recherche contractuelle, elle poursuit sa formation de docteur en chimie organique au sein du CNRS. Après plusieurs années d’expériences au sein de laboratoires prestigieux en Europe, tels que le CEA à Saclay et l’ETH de Zurich, elle dirige actuellement un site de recherche scientifique en Tunisie. 
est mariée et mère de deux enfants. Passionnée de voyages, de musique et de danse, elle est dotée d’une sensibilité, d’un sens de l’observation et d’un esprit d’analyse remarquables. Depuis plusieurs années, elle s’intéresse à la philosophie et à la psychanalyse, ce qui fait constamment progresser sa vision sur le monde et les relations humaines.