Les prix du pétrole évoluaient en légère hausse lundi, les marchés restant attentifs à l’évolution du conflit au Moyen-Orient et à ses répercussions sur l’approvisionnement mondial en énergie.
Vers 06h30 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du pétrole américain, progressait de 0,45 % à 99,15 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence du marché international, gagnait 1,53 % à 105,48 dollars le baril.
Les cours restent proches du seuil des 100 dollars après une forte flambée ces dernières semaines. Depuis le début de la crise régionale, le prix du Brent a bondi d’environ 40 % en deux semaines, tandis que le WTI a progressé de près de 50 %.
Les investisseurs suivent de près la situation dans le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique reliant le golfe Persique à l’océan Indien, par lequel transite habituellement près d’un cinquième du pétrole mondial transporté par voie maritime.
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la fermeture de ce passage a provoqué « la plus forte perturbation d’offre de pétrole de l’histoire », retirant environ 10 millions de barils par jour de la production mondiale. Cette baisse est partiellement compensée par une hausse d’environ deux millions de barils par jour dans d’autres régions productrices.
Face à la hausse des prix, les 32 pays membres de l’AIE ont décidé de libérer 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, soit le plus important déblocage jamais décidé par l’organisation créée il y a plus de cinquante ans.
La crise énergétique actuelle reste toutefois moins marquée que celle provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. En Europe, le prix du gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navires méthaniers, se situe autour de 50 euros par mégawattheure, loin du pic de 345 euros atteint durant l’été 2022.
Les prix du pétrole demeurent néanmoins volatils. La banque américaine Goldman Sachs estime que le Brent pourrait s’établir en moyenne au-dessus de 100 dollars le baril en mars avant de retomber autour de 85 dollars en avril, dans un contexte d’incertitudes liées aux dommages potentiels sur les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient.
La semaine dernière, le Brent avait atteint jusqu’à 119,50 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis la mi-2022.
